Recherche
Bourses d’études
Le programme de bourses d’études PsoCan sur la maladie psoriasique offre un financement aux étudiants de premier cycle et aux professionnels de la santé pour qu’ils puissent mener à bien des projets de recherche d’été sur les maladies psoriasiques sous la supervision de chercheurs établis. Ce programme encourage l’intérêt pour les maladies psoriasiques chez les chercheurs en début de carrière, soutient un environnement qui offre un mentorat solide et contribue aux connaissances générales sur les maladies psoriasiques.
Les candidatures sont attendues en février de chaque année pour les projets de recherche qui se dérouleront au cours de l’été suivant. Nous encourageons les candidatures de tout le Canada qui reflètent les quatre piliers de la recherche en santé : biomédical, clinique, systèmes et services de santé et santé des populations.
***
Le processus de candidature pour 2027 débutera à l’automne 2026.
***
Gagnants de la bourses d'études PsoCan 2026
Nujud Al- Jabouri, Université d'Ottawa
Nujud Al-Jabouri
Superviseur: Dr. Raed Alhusayen
Lieu : Centre des sciences de la santé Sunnybrook
Titre du projet : Impact de l’arthrite psoriasique sur la survie thérapeutique des inhibiteurs de l’IL-17 par rapport à ceux de l’IL-23 administrés dans le cadre du traitement du psoriasis cutané : une étude de cohorte rétrospective
Résumé grand public
Le psoriasis est de plus en plus considéré comme une maladie inflammatoire systémique plutôt que comme une affection touchant uniquement la peau. Environ 20 à 30 % des personnes atteintes de psoriasis développent une arthrite psoriasique (PsA), une maladie inflammatoire des articulations qui peut entraîner des lésions articulaires irréversibles et une diminution de la qualité de vie si elle n’est pas correctement prise en charge. Bien que les traitements biologiques ciblant les voies de l’interleukine-17 (IL-17) et de l’interleukine-23 (IL-23) se soient révélés efficaces pour améliorer les symptômes cutanés, de nouvelles données suggèrent que la présence et le profil de l’atteinte articulaire pourraient influencer l’efficacité de ces traitements à long terme. Malgré cela, le choix du traitement biologique pour le psoriasis en pratique clinique est souvent guidé principalement par la gravité cutanée, et l’on accorde moins d’importance à la manière dont une PsA concomitante peut affecter la durabilité du traitement à long terme.
Entre 25 et 50 % des patients atteints de psoriasis interrompent leur traitement biologique en raison de facteurs tels qu’une efficacité réduite ou des effets indésirables. La « survie du traitement », définie comme la période s’écoulant entre le début du traitement et son arrêt, s’est donc imposée comme un indicateur important de la pérennité du traitement à long terme, reflétant l’efficacité, la sécurité et la tolérance durables. Il reste toutefois difficile de déterminer si le statut de l’arthrite psoriasique (PsA) et le sous-type clinique influencent la survie du traitement à long terme entre les inhibiteurs de l’IL-17 et ceux de l’IL-23, en particulier dans le contexte canadien.
Cette étude comblera cette lacune en s’appuyant sur des données cliniques réelles issues du Sunnybrook Health Sciences Centre afin d’évaluer si la présence et le sous-type de l’arthrite psoriasique (PsA) influencent la durée de traitement à long terme par des médicaments biologiques. En déterminant comment l’atteinte articulaire affecte la durabilité du traitement, cette recherche vise à favoriser un choix plus personnalisé des médicaments biologiques, à réduire les échecs thérapeutiques évitables et à améliorer les résultats à long terme pour les personnes atteintes de psoriasis et d’arthrite psoriasique.
Marina Shaker, Université Western
Marina Shaker
Superviseur : Dr Jensen Yeung
Lieu : Hôpital Women’s College
Titre du projet : Accès aux traitements biologiques contre le psoriasis pris en charge par l’assurance maladie publique dans les provinces canadiennes : une analyse transversale des politiques
Résumé grand public
Les médicaments biologiques ont considérablement amélioré le traitement du psoriasis modéré à sévère, permettant à de nombreuses personnes de mieux contrôler leur maladie et d’améliorer leur qualité de vie. Cependant, l’accès à ces traitements n’est pas le même partout au Canada. Les règles relatives à la couverture publique des médicaments varient d’une province à l’autre, ce qui signifie que des patients présentant une gravité similaire de la maladie peuvent être soumis à des conditions très différentes pour obtenir le même médicament.
Ce projet de recherche examinera les différences entre les provinces et les territoires canadiens en matière de politiques de financement public des médicaments biologiques destinés au traitement du psoriasis. En analysant les politiques des régimes d’assurance-médicaments accessibles au public, l’étude comparera les traitements biologiques pris en charge et les critères que les patients doivent remplir pour y avoir accès, tels que la gravité de la maladie, les traitements antérieurs suivis et les exigences relatives au prescripteur.
Ce projet a pour objectif de décrire clairement les disparités dans l’accès aux traitements contre le psoriasis à travers le Canada et de mettre en lumière les lacunes dans les soins qui peuvent nuire à la capacité des patients à bénéficier d’un traitement rapide et efficace. En mettant en évidence ces disparités, cette étude vise à soutenir la défense des intérêts des patients et à éclairer les discussions avec les décideurs politiques sur les moyens d’améliorer l’équité et la cohérence de l’accès aux traitements biologiques pour les personnes atteintes de psoriasis.
Gagnants de la bourses d'études CIHR-PsoCan 2025
Sarah Aly, Université McGill
Mise en lumière des déterminants socio-économiques du psoriasis au niveau individuel et au niveau du quartier
Le psoriasis est une affection cutanée inflammatoire chronique qui se manifeste par des plaques squameuses et irritées et qui peut avoir un impact considérable sur la vie quotidienne. Il augmente également le risque de développer des problèmes de santé graves, tels que les maladies cardiaques, le diabète et l’arthrite, ce qui rend indispensable l’accès à des traitements efficaces. Si l’on sait que la génétique et les facteurs liés au mode de vie contribuent au développement du psoriasis, le rôle des facteurs socio-économiques — tels que le revenu, le niveau d’éducation et le type d’emploi — mérite d’être étudié plus en profondeur.
Notre équipe de recherche a récemment constaté que les quartiers du Québec caractérisés par un statut socio-économique (SSE) moyen présentaient le taux d’incidence le plus élevé de psoriasis. Ce constat souligne la nécessité de comprendre comment les facteurs liés au SSE influencent cette affection. Pour ce faire, nous analyserons les données de la cohorte du Partenariat canadien pour la santé de demain (CanPath), l’une des plus grandes bases de données sur la santé au Canada.
Cette étude examinera comment les facteurs socio-économiques au niveau individuel et du quartier, notamment le revenu, le niveau d’éducation et le type d’emploi, influencent le risque de psoriasis. Les résultats permettront d’orienter les stratégies de santé publique visant à réduire les inégalités en matière de soins de santé, de guider l’amélioration des politiques en faveur des populations vulnérables et d’aider les cliniciens à adapter leurs approches de prévention et de traitement. En s’attaquant à ces déterminants socio-économiques, notre recherche contribuera à améliorer l’accès aux soins de santé et les résultats pour les Canadiens atteints de psoriasis.
Regardez la vidéo ci-dessous pour découvrir les résultats des recherches de Sarah (la vidéo est en anglais).
Shabiga Ragunathan, Université de Toronto
Au-delà du modèle biomédical de la santé : mettre en lumière les déterminants sociaux de la santé pour améliorer la prise en charge des patients atteints d’arthrite psoriasique
Le psoriasis est une affection cutanée inflammatoire chronique qui touche plus d’un million de Canadiens. Environ un tiers des patients atteints de psoriasis développent une arthrite psoriasique, une maladie inflammatoire chronique qui touche généralement les articulations et la peau. Des recherches antérieures ont démontré que les déterminants sociaux de la santé peuvent avoir une incidence sur les patients atteints d’arthrite psoriasique. Dans cette étude, nous prévoyons d’examiner comment les déterminants sociaux de la santé influencent l’efficacité des interventions cardio-rhumatologiques dans la gestion du risque cardiovasculaire chez les patients atteints d’arthrite psoriasique. Les résultats de cette étude permettront d’orienter les soins centrés sur le patient et de promouvoir des soins de santé équitables pour les patients atteints d’arthrite psoriasique.
Regardez la vidéo ci-dessous pour découvrir les résultats des recherches de Shabiga. (La vidéo est seulement disponible en anglais)
Ganesh Ramanathan, Université de Toronto
Interférons et lésions articulaires dans l’arthrite psoriasique : une analyse stratifiée selon le sexe
L’arthrite psoriasique (PsA) est une affection inflammatoire qui touche les articulations et qui est souvent observée chez les personnes atteintes de psoriasis. La PsA peut entraîner des lésions articulaires, des douleurs et une mobilité réduite, ce qui affecte considérablement la qualité de vie des personnes concernées. Si la PsA touche autant les hommes que les femmes, les hommes présentent souvent des lésions articulaires plus graves, tandis que les femmes ont tendance à ressentir davantage de douleurs malgré des niveaux d’inflammation similaires. Il est essentiel de comprendre ces différences pour améliorer le traitement et la prise en charge de la maladie.
Cette étude porte sur les interférons (IFN), un groupe de protéines immunitaires connues pour jouer un rôle dans les maladies auto-immunes. Nous chercherons à déterminer si les IFN ont un effet protecteur dans le cas de l’arthrite psoriasique en réduisant les lésions articulaires et en neutralisant l’inflammation néfaste. L’étude examine également si les femmes présentent des taux d’IFN plus élevés, ce qui pourrait expliquer que leurs lésions articulaires soient moins importantes que celles des hommes.
À partir d’échantillons sanguins et d’examens d’imagerie provenant de 100 patients atteints d’arthrite psoriasique (50 hommes et 50 femmes) suivis à la clinique d’arthrite psoriasique de l’hôpital Toronto Western, nous mesurerons les taux d’IFN, évaluerons l’activité des gènes sensibles à l’IFN et comparerons ces résultats entre les hommes et les femmes. Nous analyserons également le lien entre les taux d’IFN et la gravité des lésions articulaires.
En mettant en évidence l’influence des interférons sur l’arthrite psoriasique et les lésions articulaires, et en étudiant les différences entre les sexes au niveau des réponses immunitaires, cette recherche vise à mieux comprendre la maladie. À terme, ces résultats pourraient contribuer à la mise au point de meilleurs outils pour le diagnostic précoce, la stratification des patients et les traitements ciblés, ce qui permettrait de réduire les lésions articulaires et d’améliorer les résultats cliniques chez les personnes atteintes d’arthrite psoriasique.
Mahek, Shergill, Université McMaster
Évaluation de l’échec thérapeutique chez les patients atteints de psoriasis en plaques modéré à sévère : une étude rétrospective menée en Ontario
Le psoriasis est une affection inflammatoire chronique qui touche un million de personnes au Canada. Il se caractérise par l’apparition de plaques squameuses pouvant avoir un impact significatif sur la qualité de vie, et a été associé à des comorbidités telles que les maladies cardiovasculaires.
La thérapie biologique a révolutionné la prise en charge du psoriasis en proposant de nouveaux traitements qui ciblent efficacement des cytokines spécifiques de la voie inflammatoire impliquées dans les processus pathologiques. Cependant, peu d’études guident les cliniciens lorsque les patients ne répondent pas à un traitement biologique, ni sur les facteurs susceptibles de prédisposer les patients à l’échec thérapeutique. Dans cette étude, nous visons à déterminer les facteurs conduisant à l’arrêt d’un traitement biologique, le moment de cet arrêt, les traitements alternatifs mis en place après l’échec biologique et les résultats thérapeutiques associés. Nous cherchons également à identifier s’il existe des caractéristiques initiales des patients qui augmentent le risque d’échec du traitement biologique. À terme, notre objectif est de guider les cliniciens dans l’administration du traitement chez les patients atteints de psoriasis ayant déjà échoué à un traitement biologique, afin que ces patients puissent bénéficier de meilleurs résultats et d’une meilleure qualité de vie.
Regardez la vidéo ci-dessous pour découvrir les résultats des recherches de Mahek. (La vidéo est seulement disponible en anglais.)
